<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://groupe.pour-le-spectacle-vivant.gayattitude.com/</link><title>spectacle vivant</title><description>spectacle vivant</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2007</dc:rights><dc:date>2007-12-18T10:22:04+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>[JJW] Pippo Delbono et moi (2)</title><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20071216231513/pippo-delbono-et-moi-2/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.jjw.gayattitude.com/20071216231513/pippo-delbono-et-moi-2/</guid><description>Le public du </description><content:encoded><![CDATA[Le public du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatresorano.com">Théâtre Sorano</a> s'impatiente avant le début du "Temps des assassins", je suis abasourdi d'entendre taper dans les mains comme dans n'importe quelle salle de music-hall. <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20050313144606">Pippo Delbono</a> déboule sur scène, je le regarde disparaître dans le noir de la salle. Il éclaire Pepe Robledo au fond du plateau à l'aide d'une minuscule lampe torche, je suis déjà béat d'admiration. Il manipule un petit Pinocchio articulé par une ficelle qui pend entre les jambes, j'observe la profondeur de ses grands yeux s'éclairant quand il tire dessus. Pepe Robledo lit une lettre de sa sœur restée en Argentine, je m'émeus de la douleur jaillissant entre les mots. Je reconnais quelques notes de l'air d'"India Song", la voix de Jeanne Moreau est vite étouffée. Pippo joue comme un enfant avec une bouteille de bière vide, je suis admiratif de la subtilité de chacun de ses gestes. Il évoque la mort accidentelle de son ami, je m'accroche à chacun de ses mots. Pepe chausse des faux cils, je note la précieuse légèreté avec laquelle il parcourt la scène. J'entraîne J.-P. dans la rue Bernard-Mulé où débouche la voie choisie pour être baptisée du nom de <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20051202015620">Pierre Seel</a>. J'y remarque l'absence d'entrée d'habitation, je comprends alors pourquoi cette rue n'a jamais eu de nom. Je m'installe avec J.-P. à l'étage du Grand Cirque, j'y croise le regard de Pepe Robledo. A. débarque avec son compagnon de débauche, je m'intéresse particulièrement à son projet d'exhibition dans un peep-show en ligne.<br />
L'intégrale du répertoire de <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20071209164208">Spiro Scimone</a> poursuit son parcours dans les murs du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com/">théâtre Garonne</a>, "La Festa" est la troisième pièce de l'auteur que je découvre en moins d'une semaine. Les échanges verbaux de trois membres d'une famille sicilienne fusent comme des couteaux lancés, je reste médusé par le réalisme de l'interprétation et des situations oppressantes. <br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20071212-1053019378475f3baa670ea.jpg" width="640" height="427" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Photo: "Le Temps des assassins"]]></content:encoded><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2007-12-16T23:15:13+01:00</dc:date></item><item><title>[JJW] Spiro Scimone et moi</title><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20071209164208/spiro-scimone-et-moi/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.jjw.gayattitude.com/20071209164208/spiro-scimone-et-moi/</guid><description>Cécile Brochard m'écrit : «Cher Jérôme, effectivement je me suis &quot;dégonflée&quot; pour &quot;Fées&quot;, je suis ravie que tu me déculpabilises en me disant combien c'était ennuyeux... bref, j'étais crevée et sans désir aucun. En outre, je n'irai pas non plus voir un des Scimone, tout simplement car je suis dehors quasiment tous les soirs jusqu'au milieu de la semaine prochaine : hier au Sorano voir </description><content:encoded><![CDATA[Cécile Brochard m'écrit : «Cher Jérôme, effectivement je me suis "dégonflée" pour "Fées", je suis ravie que tu me déculpabilises en me disant combien c'était ennuyeux... bref, j'étais crevée et sans désir aucun. En outre, je n'irai pas non plus voir un des Scimone, tout simplement car je suis dehors quasiment tous les soirs jusqu'au milieu de la semaine prochaine : hier au Sorano voir <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20050313144606">Pippo Delbono</a>, ce soir voir <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070728234124">Catala</a> au Théâtre de Poche, samedi "les Trois Mousquetaires" à Roques, lundi Marianne Faithfull, mardi et mercredi soir <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20060222004429">Caubère</a> au <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatresorano.com">Sorano</a>... Voilà tu sais tout ou presque de ma vie nocturne! Si ton agenda croise le mien, dis le moi, qu'on se voie... d'autant que Régis m'a encore parlé hier soir d'une soirée à prévoir ensemble, ça me paraît une chouette idée qu'en penses-tu ?». Je m'endors presque au Théâtre Garonne pendant "La Busta", la dernière pièce de Spiro Scimone mise en scène par Francesco Sframeli est pourtant brève. L'écriture de cette chronique kafkaïenne de la déshumanisation dans l'entreprise ne m'intéresse pas, je n'y trouve pas l'ombre d'une échappatoire. Quelques personnes dans le public parsemé ne prennent même pas la peine d'applaudir, je m'étonne qu'une poignée d'autres spectateurs s'emballe au-delà de toute mesure à la fin du spectacle. <br />
Je retourne le lendemain au <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com">Théâtre Garonne</a> à la découverte d'une pièce plus ancienne du duo. Je suis persuadé que le sujet de "Bar" me séduira davantage, mon pressentiment s'avère exact. Je souris souvent au cours de cette discussion menée par deux piliers de bar. Je me demande lequel est Spiro Scimone.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20071207-21455046394758a3ad30e10.jpg" width="490" height="320" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Photo: "Bar"]]></content:encoded><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2007-12-09T16:42:08+01:00</dc:date></item><item><title>[JJW] Pierre Rigal et moi (2)</title><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20071206154046/pierre-rigal-et-moi-2/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.jjw.gayattitude.com/20071206154046/pierre-rigal-et-moi-2/</guid><description>En infirmière superbe dans &quot;Eva Perón&quot; de Copi, l'étrange posture de Christian Bugeda m'interpelle d'entrée à la </description><content:encoded><![CDATA[En infirmière superbe dans "Eva Perón" de Copi, l'étrange posture de Christian Bugeda m'interpelle d'entrée à la <a " target="_blank"<a href= "http://www.cave-poesie.com">Cave Poésie</a>. Je scrute l'énergie comique mais vaine de Pascale Enjalbert, elle ne me décroche que de rares rires dans le rôle de la mère d'Eva. Je trouve la mise en scène de Nicole Garretta très maladroite. J.-P. me traîne au Grand Cirque après la représentation, je me sauve dès mon verre de Coca Cola absorbé. <br />
Je lis dans un mail reçu le lendemain de J.-P.: «T'aurais dû m'écouter et descendre ! En bas, y'avait une séance de fist-fucking en direct live dans une cabine grande ouverte... J'avais jamais vu ça ! C'est drôlement impressionnant !». Je rejoins Claude Bardouil au bar du <a " target="_blank"<a href= "http://www.tnt-cite.com">TNT</a>. Je m'installe avec lui en haut des gradins du petit théâtre, nous patientons en confrontant notre déception à propos de "Fées" de David Bobée vu au <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com">Théâtre Garonne</a>. Je m'ennuie un peu pendant la reprise de l'"érection" de Pierre Rigal. Je suis davantage convaincu par ce solo plutôt que par ses "Arrêts de jeu" de l'an passé. La mise en scène d'Aurélien Bory me rappelle sans cesse "Plan B", je finis par m'en lasser. J'ai souvent l'impression d'être devant un spectacle destiné au jeune public. <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20061012014920">Pierre Rigal</a> termine en boxer 45 minutes plus tard, je suis séduit par la subtilité de la dernière figure. Nous prenons le dîner en marche à La Belle Saison, je ne me lasse toujours pas des anecdotes de <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070513022606">Claude Bardouil</a> au sujet de son rôle dans "Tailleur pour dames".<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20071204-2638471844754fa018e045.jpg" width="300" height="400" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Photo : "érection"]]></content:encoded><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2007-12-06T15:40:46+01:00</dc:date></item><item><title>[JJW] Alain Béhar et moi (2)</title><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20071203011229/alain-behar-et-moi-2/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.jjw.gayattitude.com/20071203011229/alain-behar-et-moi-2/</guid><description>Je suis installé au fond du studio du TNT peuplé de jeunes enfants, </description><content:encoded><![CDATA[Je suis installé au fond du studio du TNT peuplé de jeunes enfants, <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20071029183741">Jacques Nichet</a> pique parfois du nez à côté de moi au début du "Journal de Grosse Patate" de Dominique Richard. Je suis bluffé par la performance de Bilbo dans le rôle d'une fille de 10 ans surnommée «Grosse Patate», le metteur en scène <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20061218025800">Jean-Jacques Mateu</a> joue aussi les maîtres de cérémonie pendant le sommeil de l'héroïne. Je la découvre très cruelle avec ses camarades, elle révèle combien elle se défoule en frappant le plus introverti d'entre eux qui plus est pas du tout sportif. Ils deviennent finalement les meilleurs amis, j'hallucine de l'entendre annoncer être tombés tous les deux amoureux du même garçon. B. traverse dans le hall du <a " target="_blank"<a href= "http://www.tnt-cite.com">TNT</a>, j'en profite pour lui détailler ma déception accrue devant "Un Tramway nommé désir" de <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070608004550">Didier Carette</a> avec une distribution en partie modifiée depuis la création au <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatresorano.com">Sorano</a>. Je m'installe avec Cécile Brochard au premier rang de la grande salle du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com">Théâtre Garonne</a>. Je ne suis pas dépaysé en voyant "Manège" d'Alain Béhar. J'avais adoré trois ans plus tôt son "Des fins", d'après l'intégrale des pièces de Molière. Je reconnais les mêmes comédiens, je retrouve les mêmes principes de mise en scène et de direction d'acteurs. Je sourie en permanence d'entendre les répliques se chevaucher ou se succéder sans lien apparent. Les acteurs sont en perpétuel mouvement, je suis enivré par le tourbillon des phrases énoncées. Je ris quand l'un d'eux prononce : «Est-ce que quelqu'un pourrait me pisser dessus ?». Je questionne <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20051206023909">Alain Béhar</a> sur la terrasse du bar du théâtre après la représentation, il regrette d'avoir manqué de temps pour répéter. Il me raconte les étapes de la conception de "Manège", je réalise l'ampleur et la minutie du travail fourni par des comédiens pour s'approprier un texte dénué de fil linéaire.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20071126-785646179474a297e1ce31.jpg" width="490" height="326" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Photo : "Manège"]]></content:encoded><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2007-12-03T01:12:29+01:00</dc:date></item><item><title>[JJW] Heddy Maalem et moi</title><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20071201023340/heddy-maalem-et-moi/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.jjw.gayattitude.com/20071201023340/heddy-maalem-et-moi/</guid><description>Je lis les mots d'Heddy Maalem jetés sur papier avant l'élaboration de la chorégraphie de &quot;Un champ de forces&quot; : «Qui parle encore à l'intérieur de moi qui ne soit pas : Approbation du sens de la poussée globale ? Que dire qui n'ajoute au vacarme ? Mais silencieux, quel geste ? Sur quoi faire le point ? Du haut de quelle tour ? Babel, que ton temps semble loin depuis la dispersion des mondes. Ils furent : Couleurs de peaux apparentées semées au même champ, sexes séparés, forces disloquées et refendue, la langue. Nous voilà tous, amalgamés par toujours moins de  terre. Contempler, Ces corps, les distinguer de l'irréalité. Hommes, femmes, Miroitement de la figure humaine, Bientôt disparaissant dans un faux mouvement.» 
Trois quatuors monochromes succèdent à deux tableaux unisexes, je suis plutôt sensible à la dramaturgie symétrique de &quot;Un champ de forces&quot;. L'harmonieux mouvement des corps dessine des courbes flottantes, je suis très impressionné par la robustesse des corps masculins. Le public de la grande salle du </description><content:encoded><![CDATA[Je lis les mots d'Heddy Maalem jetés sur papier avant l'élaboration de la chorégraphie de "Un champ de forces" : «Qui parle encore à l’intérieur de moi qui ne soit pas : Approbation du sens de la poussée globale ? Que dire qui n’ajoute au vacarme ? Mais silencieux, quel geste ? Sur quoi faire le point ? Du haut de quelle tour ? Babel, que ton temps semble loin depuis la dispersion des mondes. Ils furent : Couleurs de peaux apparentées semées au même champ, sexes séparés, forces disloquées et refendue, la langue. Nous voilà tous, amalgamés par toujours moins de  terre. Contempler, Ces corps, les distinguer de l’irréalité. Hommes, femmes, Miroitement de la figure humaine, Bientôt disparaissant dans un faux mouvement.» <br />
Trois quatuors monochromes succèdent à deux tableaux unisexes, je suis plutôt sensible à la dramaturgie symétrique de "Un champ de forces". L'harmonieux mouvement des corps dessine des courbes flottantes, je suis très impressionné par la robustesse des corps masculins. Le public de la grande salle du <a " target="_blank"<a href= "http://www.tnt-cite.com">TNT</a> est emballé, je suis tout aussi conquis. La pauvre C. est capturée par l'interminable monologue de Madame L. dans un coin de bar entre deux verres et quelques petits fours, j'écoute ébahi cette spectatrice intarissable sur les grands noms du théâtre et de la danse. Je note que Cécile Brochard et Jill Arquié sont toutes les deux dans la place. P. finit par m'entraîner ailleurs, j'arrache C. des griffes envahissantes de Madame L..<br />
B. m'écrit: «(...) Je suis très contente que vous ayez apprécié "Un champ de forces", les autres ayant été à mon sens bien sévères. Heddy Maalem est assez malheureux du fait que l'accueil de la presse ne soit pas aussi chaleureux que celui du public (…)».<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20071126-732669229474a297171df9.jpg" width="480" height="225" border="1" alt="" title="" /></div><br />
]]></content:encoded><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2007-12-01T02:33:40+01:00</dc:date></item><item><title>[JJW] Mladen Materic et moi (2)</title><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20071127155007/mladen-materic-et-moi-2/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.jjw.gayattitude.com/20071127155007/mladen-materic-et-moi-2/</guid><description>Je déjeune à la droite de Cécile Brochard au restaurant Michel Sarran, elle promet de me dédicacer un exemplaire de ses &quot;Meilleurs restos de Toulouse&quot; déjà en librairie. Elle revient sur sa déception face à la dernière mise en scène de </description><content:encoded><![CDATA[Je déjeune à la droite de Cécile Brochard au restaurant Michel Sarran, elle promet de me dédicacer un exemplaire de ses "Meilleurs restos de Toulouse" déjà en librairie. Elle revient sur sa déception face à la dernière mise en scène de <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20041206211459">Mladen Materic</a> au Théâtre Garonne, je l'écoute dérouler l'argumentation déjà entendue dans beaucoup d'autres bouches depuis trois jours. Je suis longtemps persuadé que <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20051124145630">David Cronenberg</a> filme la Pologne dans "les Promesses de l'ombre". Le personnage de Naomi Watts évolue dans une ville glauque et inquiétante, je pense à "Inland Empire" de <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070411235222">David Lynch</a>. Je réalise plus tard que la ville en question est Londres. Une ambiance malsaine flotte dans les milieux mafieux restitués à l'écran, je n'arrive pas à m'intéresser à cette sordide histoire. Je reconnais les qualités cinématographiques de l'œuvre. Je ne cesse de la comparer avec "A history of violence", le film précédent de Cronenberg. Ma déception ne cesse de s'amplifier jusqu'au duel final. Je suis d'abord pétrifié par la barbarie de ce combat, je finis par le trouver grotesque à force d'excès de violence. Nous quittons le cinéma <a " target="_blank"<a href= "http://www.cinemas-utopia.org/toulouse">Utopia</a> pour prendre un verre au Cyrano, M. ne s'intéresse qu'au menu de mon déjeuner chez Sarran.<br />
Assommé par "Hymnen" de Karlheinz Stockhausen, j'abandonne M. à l'auditorium Saint-Pierre-des-Cuisines pour rejoindre le <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com/">théâtre Garonne</a>. La représentation de "Nouvelle Byzance" est déjà commencée, je suis d'entrée ébloui par les couleurs vives du décor et des rideaux en mouvement. Les duos chorégraphiés se succèdent, je regarde depuis le fond de la salle ces approches sans paroles de personnages mystérieux. Les corps sont traversés d'excroissances surréalistes, je me surprends à prendre un doux plaisir devant ce ballet de créatures énigmatiques. Les caresses succèdent aux coups, je suis aussi intrigué que charmé. Ces êtres découvrent enfin un langage pour s'entendre, j'y vois les gestes de l'enfant qui ne maîtrise pas encore la parole.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20071104-1304889825472e10310a2b6.jpg" width="490" height="354" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Dessin de Mladen Materic: "Nouvelle Byzance"]]></content:encoded><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2007-11-27T15:50:07+01:00</dc:date></item><item><title>[JJW] Alessandro Bernadeschi et moi</title><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20071124045446/alessandro-bernadeschi-et-moi/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.jjw.gayattitude.com/20071124045446/alessandro-bernadeschi-et-moi/</guid><description>Je patiente dans le hall étroit du </description><content:encoded><![CDATA[Je patiente dans le hall étroit du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatrenaloba.com/">Théâtre Na Loba</a> de Pennautier, A. déchaîne son enthousiasme en me saluant. Il s'extasie à haute voix devant la fraîcheur de mon teint, devant ma barbe, mes yeux. Annie Bozzini constate à entendre cela que je n'ai pas fait le déplacement depuis Toulouse pour rien. Je m'installe dans la salle, Aniol Bousquet est déjà assis sur le bord de scène devant un ordinateur. Il exécute un solo énigmatique les yeux fixés sur l'écran, je lis le déroulé des mots et des phrases projetées sur un coin de mur. Alessandro Bernadeschi lui succède pour parodier des annonces de rencontre coiffé d'une perruque, je suis très vite séduit par son incroyable talent comique. <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070513022606">Claude Bardouil</a> récite ensuite du Houellebecq masqué d'une perruque, je le regarde dubitatif se déshabiller entièrement dans la pénombre avant de se rhabiller. Son duo avec <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070414003222">Rita Cioffi</a> termine "Pomme 33", il me semble très proche de sa précédente chorégraphie avec Claude Bardouil vue au CDC. L'apéritif s'éternise à l'étage de l'Opéra Bouffe à Carcassonne, Coraline Lamaison me détaille ses projets et se pâme devant la beauté d'Alessandro Bernadeschi. Claude Bardouil évoque au cours du dîner son rôle de Richard II dans un projet de Céline Nogueira, Alessandro Bernadeschi m'annonce qu'il dansera en janvier à Toulouse sur la scène du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com/">Théâtre Garonne</a> dans "Basso Ostinato" de Caterina Sagna.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20071119-8459185884740ccf8dabca.jpg" width="500" height="451" border="1" alt="" title="" /></div><br />
]]></content:encoded><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2007-11-24T04:54:46+01:00</dc:date></item><item><title>[melodynelson] Chez le boucher</title><link>http://blog.melodynelson.gayattitude.com/20071110010840/chez-le-boucher/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.melodynelson.gayattitude.com/20071110010840/chez-le-boucher/</guid><description>
Sorti il y a quelque années ce bouquin fut un film et maintenant une pièce de théatre.
J'étais curieux de découvrir l'adaptation de ce livre plein de poésie et de violence.
Pari réussi par jouer superbement par des comédiens canadiens et belges.
</description><content:encoded><![CDATA[<font size="2"color="black"face="georgia,comic sans ms"><A HREF="http://www.zazieweb.fr/site/fichelivre.php?num=962&PHPSESSID=fa5d1ded2eb57e76d3fa5f9bdd4cf4d9"TARGET="NEW"><div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/m/e/melodynelson/20071110-17830129524734f390d314a.jpg" width="300" height="472" border="3" alt="" title="il y en a un peu plus je le laisse?" /></div></a><br />
Sorti il y a quelque années ce bouquin fut <a href="http://french.imdb.com/title/tt0118804"target="new">un film</a> et maintenant <a href="http://www.theatredesmartyrs.be/pages%20-%20saison/grande-salle/piece2.html"target="new">une pièce de théatre</a>.<br />
J'étais curieux de découvrir l'adaptation de ce livre plein de poésie et de violence.<br />
Pari réussi par jouer superbement par des comédiens canadiens et belges.</font><br />
]]></content:encoded><dc:creator>melodynelson</dc:creator><dc:date>2007-11-10T01:08:40+01:00</dc:date></item><item><title>[JJW] Enrique Diaz et moi (2)</title><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20071104185820/enrique-diaz-et-moi-2/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.jjw.gayattitude.com/20071104185820/enrique-diaz-et-moi-2/</guid><description>Les gradins encerclent la scène du </description><content:encoded><![CDATA[Les gradins encerclent la scène du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com/">théâtre Garonne</a>, je n'avais encore jamais vu autant de metteurs en scène réunis dans un même public. Didier Carette et François Fehner sont assis devant moi, je reconnais aussi <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20060111020215">Solange Oswald</a>, Virginie Baes, Céline Nogueira... Je regarde les acteurs de "Seagull play (la mouette)" envahir le plateau blanc et nu, l'un d'eux annonce dès le départ le suicide final dans l'œuvre de Tchekhov. Ils s'agitent et trimbalent des objets, je me demande si <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070403134210">Enrique Diaz</a> est celui qui s'est donné le rôle de l'auteur en pleine écriture. Ils s'expriment en portugais ou en français, j'ai du mal à lire les répliques surtitrées de l'un pendant qu'un autre apostrophe simultanément le public en français à l'autre bout du plateau. Je me perds dans les méandres d'un spectacle où les acteurs questionnent sans cesse, en forme d'apartés, leur approche de "la Mouette". Je m'amuse des scènes rendues burlesques par l'utilisation d'accessoires symbolisant des personnages, des situations ou des décors. Les actrices prennent tour à tour en charge le même rôle, je m'émeus de leur performance. Le spectacle se termine moins de deux heures plus tard, je regarde <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070608004550">Didier Carette</a> se lever en lançant à son voisin : «Je me suis fait chier !».<br />
Je suis intrigué par les marionnettes du "Dernier guerrier" manipulées par Massimo Schuster sur la scène du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatresorano.com">théâtre Sorano</a>. Je m'attache à son petit théâtre d'objets, son récit trop littéraire de "la Guerre de Troie" me lasse très vite. Des adolescents pestent d'ennui derrière moi, j'attends avec impatience la fin. Je sors de la salle ravi de la brièveté du spectacle. Je bavarde longuement avec K. et B. au bar, J.-P. semble séduit par le barman.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20071027-16062614524723b2875f482.jpg" width="560" height="372" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Photo: "Seagull play (la mouette)"]]></content:encoded><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2007-11-04T18:58:20+01:00</dc:date></item><item><title>[JJW] Jacques Nichet et moi (4)</title><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20071029183741/jacques-nichet-et-moi-4/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.jjw.gayattitude.com/20071029183741/jacques-nichet-et-moi-4/</guid><description>Au cœur de la programmation du cycle &quot;France, années 70&quot; à la </description><content:encoded><![CDATA[Au cœur de la programmation du cycle "France, années 70" à la <a " target="_blank"<a href= "http://www.lacinemathequedetoulouse.com/films/index.php?m=f&id=2848">Cinémathèque</a>, j'observe médusé un long travelling filmé en plan-séquence par Jean-Luc Godard dans un hypermarché. Cette dernière scène de "Tout va bien" se termine par une émeute sur fond de «C'est gratuit !» avec intervention des CRS entre deux caisses, le rapprochement avec "Faut pas payer!" me parait incroyable. Je note que Dario Fo a écrit cette pièce deux ans après la sortie du film. J'ai revu trois jours plus tôt la reprise de la mise en scène de ce texte par Jacques Nichet au <a " target="_blank"<a href= "http://www.tnt-cite.com">TNT</a>. Il a d'abord très vivement mis en garde les spectateurs contre l'envoi de sms pendant la représentation au prétexte que cette pratique est de plus en plus répandue, je suis resté médusé par l'habileté et la virulence de son intervention.<br />
Je patiente devant les caisses automatiques du supermarché Casino au centre commercial Saint-Georges. <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20060517162943">Jacques Nichet</a> déboule devant moi au détour d'un rayon, les bras chargés de yaourts. Je me demande s'il va partir sans payer, il se range dans la file d'attente plus loin derrière.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20071029-1515697356472524686be35.jpg" width="377" height="248" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Photo: "Faut pas payer!"]]></content:encoded><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2007-10-29T18:37:41+01:00</dc:date></item><item><title>[JJW] Raimund Hoghe et moi</title><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20071029003337/raimund-hoghe-et-moi/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.jjw.gayattitude.com/20071029003337/raimund-hoghe-et-moi/</guid><description>Les spectateurs prennent place dans une salle du théâtre Garonne, je regarde les comédiens du collectif les Possédés déjà sur la scène. </description><content:encoded><![CDATA[Les spectateurs prennent place dans une salle du théâtre Garonne</a>, je regarde les comédiens du collectif les Possédés déjà sur la scène. <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070426025718">Rodolphe Dana</a> quitte le plateau et disparaît dans le public juste avant le début de la première de "Derniers remords avant l'oubli", je suis très vite happé par la représentation. Le texte de Jean-Luc Lagarce installe une tension permanente entre les personnages, je suis surpris par les ponctuations burlesques qui éclatent parfois. Je suis troublé par l'incroyable ressemblance de Nadir Legrand avec mon frère plus jeune. Je retrouve un peu de moi dans la misanthropie du personnage principal. La pièce me paraît plus âpre que "le Pays lointain" précédemment jouée au théâtre Garonne par la même compagnie. Je me réfugie avec M. sur la terrasse du bar du théâtre, <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070513022606">Claude Bardouil</a> fait une apparition au terme de la répétition de la chorégraphie de Raimund Hoghe à laquelle il vient d'assister. Le récit de son séjour au Japon me rappelle le film de <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20060623005714">Sofia Coppola</a>, "Lost in translation".<br />
Raimund Hoghe égrène les noms des douze jeunes danseurs de "Young people, old voices", je les observe prendre place l'un après l'autre au centre de la scène. J'écoute la voix de Jacques Brel chanter "Avec le temps", ils exécutent méticuleusement les mêmes gestes à tour de rôle. La silhouette fragile de Raimund Hoghe va et vient sur le plateau, le temps s'étire au rythme d'airs latinos et anglo-saxons dont la plupart me sont inconnus. Les tableaux en forme de ballet alternent avec des duos, je suis impressionné par l'intimité des confrontations entre le chorégraphe et son danseur. Le spectacle se termine sur la voix de Dalida interprétant "Avec le temps" trois heures après la version de Brel, je me dirige vers le bar du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com/">théâtre Garonne</a> avec M..<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20071027-4192298824723b13882e18.jpg" width="490" height="357" border="1" alt="" title="" /></div><br />
]]></content:encoded><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2007-10-29T00:33:37+01:00</dc:date></item><item><title>[JJW] Paco de la Zaranda et moi</title><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20071022180946/paco-de-la-zaranda-et-moi/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.jjw.gayattitude.com/20071022180946/paco-de-la-zaranda-et-moi/</guid><description>Les trois comédiens de &quot;Los que ríen los últimos&quot; trimbalent leur attirail d'un bout à l'autre de la scène du </description><content:encoded><![CDATA[Les trois comédiens de "Los que ríen los últimos" trimbalent leur attirail d'un bout à l'autre de la scène du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatresorano.com">théâtre Sorano</a>, je me réjouis à l'idée de retrouver la troupe de Paco de la Zaranda déjà appréciée dans la même salle lors d'une édition du festival ¡Mira!. Ils incarnent l'envers du décor d'un cirque de fortune, je me laisse émouvoir par ces clowns à la dérive. Il y a de la mélancolie dans la peinture de ces personnages vieillissants, je pense aux films de Federico Fellini. J.-L. affirme qu'il ne m'avait jamais entendu rire, il disparaît une fois traversé le Jardin des plantes. C. me traîne chez elle, je la regarde ingurgiter un bol de pâtes chinoises. <br />
Quelques jours après le concert de l'Orchestre de chambre de Toulouse sous l'orgue de la basilique Saint-Sernin, j'assiste à la clôture du <a " target="_blank"<a href= "http://www.toulouse-les-orgues.org/">festival Toulouse Les Orgues</a>. Gilles Cantagrel arbore la Légion d'honneur et présente longuement les œuvres interprétées par le Parlement de Musique, je trouve son discours passionnant mais un peu long. C. s'éclipse à la fin de la première partie, je suis ébloui en fin de programme par les œuvres de Dietrich Buxtehude. L'interprétation du "Magnificat" qui lui est attribué termine le concert, je quitte l'église du musée des Augustins apaisé par la grâce.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20071022-999041581471cca91b5a51.jpg" width="510" height="388" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Photo: "Los que ríen los últimos"]]></content:encoded><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2007-10-22T18:09:46+01:00</dc:date></item><item><title>[JJW] Denis d'Arcangelo et moi</title><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20071017173617/denis-d-arcangelo-et-moi/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.jjw.gayattitude.com/20071017173617/denis-d-arcangelo-et-moi/</guid><description>Je ne vois pour spectateurs autour de moi qu'un couple hétérosexuel noyé dans les fauteuils vides de la grande salle de l'</description><content:encoded><![CDATA[Je ne vois pour spectateurs autour de moi qu'un couple hétérosexuel noyé dans les fauteuils vides de la grande salle de l'<a " target="_blank"<a href= "http://www.abc-toulouse.net/ecrans/ecrans_detail.php?ID=1046&o=0">ABC</a>. Les premières scènes de "Alexandra" sont quasiment muettes, je me demande où le film d'Alexandre Sokourov va me porter. Je peine à me concentrer sur une histoire dont je ne devine rien, je finis par comprendre que la vieille dame russe vient visiter son petit-fils capitaine de l'armée à Grozny. La beauté slave des miliaires me rappelle celle des marins d'un grand voilier russe visité sur un port bordelais, l'été de mes 18 ans. Je me souviens que cette révélation agita ma libido de longs mois durant. La vieille dame erre dans le camp militaire et jusqu'à la ville tchétchène la plus proche, je sors du cinéma bouleversé par cette évocation d'une Russie en miettes.<br />
Le "Cabaret des hommes perdus" narre les aventures d'une star du porno gay, je m'interroge sur d'éventuelles réactions de la foule des spectateurs hétérosexuels d'<a " target="_blank"<a href= "http://www.odyssud.com/">Odyssud</a> face à ce spectacle musical mis en scène de Jean-Luc Revol. Denis d'Arcangelo attire dès le départ mon attention, une femme s'amuse beaucoup derrière moi. Un comédien se retrouve vite en jock-strap sur scène, j'écoute le pianiste lire la définition du terme «fluffer» en aparté. Je suis mort de rire à l'arrivée du personnage de coach vocal inspiré selon moi de l'ancien chorégraphe de "Pop star", Bruno Vandeli. Les musiques de Patrick Laviosa sonnent parfois à mes oreilles comme des variations sur des airs connus. Le public pas vraiment jeune fait un triomphe à la troupe, je suis convaincu que les deux Molière décernés à ce spectacle sont mérités. Je signale à B. que cette pièce de Christian Siméon s'inspire de la biographie de Joey Stefano, je me souviens l'avoir lue dès sa publication dans la collection du "Rayon gay" dirigée par Guillaume Dustan.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20071017-85718598471628da0d11c.jpg" width="500" height="335" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Photo: "Le Cabaret des hommes perdus"]]></content:encoded><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2007-10-17T17:36:17+01:00</dc:date></item><item><title>[nicoz] pas taper...</title><link>http://blog.nicoz.gayattitude.com/20071015011610/pas-taper/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.nicoz.gayattitude.com/20071015011610/pas-taper/</guid><description>bon... finalement ce plan foireux s'est bien passé... non sans mal...
L'artiste était à 2 doigts de m'envoyer son poing dans la gueule...
Je dois dire qu'après avoir tiré la sonnette d'alarme depuis 2 semaines comme quoi on allait être limite question matériel... je me suis un peu amusé de ses réactions façon &quot;je descends sur terre et je m'aperçois que le concert est demain... et qu'on est dans la merde !&quot;...
Donc, après mise au point, on a réussi à recadrer les choses après quelques grincements de dents (et un phénoménal &quot;tu cherches la merde ?&quot;...inoubliable...) et plates excuses de la part de l'artiste envers moi-même et mon (laborieux) travail de préparation...
Bref, tout le monde était content au final mais ça n'a pas été simple... Je ne me suis pas gêné pour dire aux musiciens et à la production, au nez de l'organisateur, que le matos était pourri et sous-dimensionné, mais que par manque de budget il fallait faire avec... et toc !</description><content:encoded><![CDATA[bon... finalement ce plan foireux s'est bien passé... non sans mal...<br />
L'artiste était à 2 doigts de m'envoyer son poing dans la gueule...<br />
Je dois dire qu'après avoir tiré la sonnette d'alarme depuis 2 semaines comme quoi on allait être limite question matériel... je me suis un peu amusé de ses réactions façon "je descends sur terre et je m'aperçois que le concert est demain... et qu'on est dans la merde !"...<br />
Donc, après mise au point, on a réussi à recadrer les choses après quelques grincements de dents (et un phénoménal "tu cherches la merde ?"...inoubliable...) et plates excuses de la part de l'artiste envers moi-même et mon (laborieux) travail de préparation...<br />
Bref, tout le monde était content au final mais ça n'a pas été simple... Je ne me suis pas gêné pour dire aux musiciens et à la production, au nez de l'organisateur, que le matos était pourri et sous-dimensionné, mais que par manque de budget il fallait faire avec... et toc !]]></content:encoded><dc:creator>nicoz</dc:creator><dc:date>2007-10-15T01:16:10+01:00</dc:date></item><item><title>[JJW] Ricardo Bartis et moi</title><link>http://blog.jjw.gayattitude.com/20071015004812/ricardo-bartis-et-moi/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.jjw.gayattitude.com/20071015004812/ricardo-bartis-et-moi/</guid><description>Je parcours le petit musée dédié à la vie de Mary Helen Hutton installé sur la scène du </description><content:encoded><![CDATA[Je parcours le petit musée dédié à la vie de Mary Helen Hutton installé sur la scène du <a " target="_blank"<a href= "http://www.theatregaronne.com/">théâtre Garonne</a>. Je m'arrête devant le crâne momifié d'un indigène, le garçon grimé en indien exposé près de là me parait fort sexy dans sa tenue légère. Les dialogues fusent et les surtitres défilent sans répit, j'ai parfois du mal à décrypter les liens qui unissent les personnages de "De mal en peor". Le spectacle de Ricardo Bartis me divertit paisiblement, je ricane parfois devant cette mascarade familiale sur fond de révolution argentine. Sur la terrasse du bar du théâtre, P. me conseille d'aller voir "Plan B" au TNT. M. n'en revient pas de serrer la main de <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20070313014553">Guillaume Delaveau</a> qui boit un verre là, il a adoré ses dernières mises en scène. Il me raconte son coup de foudre sans suite dans un rayon d'alimentation des Nouvelles Galeries, je suis abasourdi par cette histoire rocambolesque.<br />
Je n'en reviens pas d'être captivé de la sorte par "Plan B" alors que "Plus ou moins l'infini" m'avait ennuyé deux ans plus tôt dans la même salle du <a " target="_blank"<a href= "http://www.tnt-cite.com">TNT</a>. Je ne cesse de croiser les deux spectacles d'Aurélien Bory, mis en scène par <a " target="_blank"<a href= "http://blog.jjw.gayattitude.com/20051031022631">Phil Soltanoff</a>. Je trouve dans "Plan B" toute l'humanité dont "Plus ou moins l'infini" est dépourvu. Ma place dans le public me permet d'apprécier à satiété la performance des interprètes, j'entends raisonner parfois le rire d'un enfant. Je m'amuse des références au cinéma de genre. J.-P. me traîne après le spectacle au cœur de la fête foraine du quartier Saint-Michel, je refuse de monter dans le train fantôme.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/j/jjw/20071015-50870792447129ad01ba10.jpg" width="400" height="266" border="1" alt="" title="" /></div><br />
Photo: "De mal en peor"]]></content:encoded><dc:creator>JJW</dc:creator><dc:date>2007-10-15T00:48:12+01:00</dc:date></item></channel></rss>